Comme si déjà dans la vie on ne nous collait pas assez d' étiquettes et ce depuis tout enfant, voilà qu'une fois devenue mère, on se retrouve encore une fois compartimentée.
Certainesse font un devoir de choisir elles mêmes. Je serai indigne parce que je ne fais manger que des pâtes à mes enfants et que je déteste les mercredis, et moi je serai parfaite parce que mon enfant a marché a 9 mois, parlé à 12,...
Autant dire que je ne crois en l'existence d' aucune de ces catégories qui pour moi ne sont que l'invention de mamans qui avaient peur d'être cataloguées alors qui ont préféré le faire ells même et brandir l'étendard soit de l'imperfection pour avoir l'air sympas et dans le coup, soit du zéro défaut parce que c'est une honte de dire du mal de ses enfants,même pour rire.
Je n'ai choisi aucun de ces deux camps, trop fatiguant de se justifier dans un sens ou dans l'autre, alors je me contente de rester moi même et pourtant on arrive quand même à me classifier.
Et je suis Mère Poule.
Et si pour moi ça n'est pas péjoratif du tout, on s'imagine pourtant souvent la mère poule comme une femme un peu culcul, gnangnan, qui a peur de tout pour ses enfants, qui se fait un sang d'encre lors de toutes les sorties piscine de l'aîné, qui s'angoisse au moindre petit bobo, petit bouton, qui étouffe un peu sa progéniture en la surprotégeant en en faisant du coup des enfants moins dégourdis que les autres.
C'est ce qu'on a essayé de me faire comprendre quand l'empereur marchait sur la pointe des pieds en Petite Section et qu'il était moins à l'aise avec son corps que ses camarades.
Mère Poule !
C'est ce qu'on continue à me reporcher parfois en me disant que je ne le laisse pas assez grandir parce que je m'occupe encore trop de lui. Trop s'occuper d'un garçon de 7 ans je ne vois pas bien ce que ça veut dire, mais à 7 ans, on est pas non plus sur le point de prendre son baluchon pour partir de lamaison.
Mère Poule !
C'est le premier argument qu'on m'a gentiment sorti rapport au mutisme de Jajaja.
Mère Poule !
Et je suis sûre que tôt ou tard on finira par me dire la même chose pour le Mistouflon. On me repproche déjà de trop souvent l'avoir dans les bras, de trop le porter en écharpe, de l'allaiter encore...
Mère Poule !
Pour résumer tout est de ma faute.
Alors d'accord, je suis peut être, sûrement, une maman un peu trop angoissée pour mes enfants mais pas de là à les enfermer dans un cocon et à leur donner une image biaisée du monde qui les entoure.
J'essaie, même si ce n'a pas toujours été facile au début, de leur laisser vivre leurs propres expériences, de leur laisser développer leur autonomie, de les laisser vivre même si j'avoue je ne suis jamais loin.
Souvent le fait d'être une mère poule est qualifiée de syndrôme commesi on était juste des femmmes atteintes d'une névrose et empêchant ses enfants de grandir normalement, comme les autres. mais je vois ça de manière beaucoup plus contrastée
Là ou je serai poule d'autres seront cool et inversement. On n'est pas tout l'un ou tout l'autre. Les nuances existent et heureusement.
Mais le temps d'une séance photo...
Sweat Maman Poule offert par emoi emoi, merci beaucoup.
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