
Durant chacune de mes grossesses je ne me suis jamais projetée. Je n'ai jamais imaginé comment allait être la vie avec un enfant , puis deux, puis trois, apprends à compter avec Zaza. La reine de l'impro, peut être de l'inconscience aussi vous me direz, et sûrement que vivre au jour le jour a ses limites,j'en fait souvent l'expérience, mais cette petite part d'imprévu laisse aussi selon moi beaucoup de place au beau.
De la même manière, je n'ai jamais imaginé comment seraient mes bébés non plus, ni physiquement peu avant qu'ils viennent au monde, ni au niveau du caractère en grandissant, je découvre, je compose, je m'énerve mais le plus souvent je m'émerveille.
Je ne mets aucun espoir particulier en eux, si ce n'est celui qu'ils soient heureux, et qu'ils gardent en eux un certains nombre de valeurs qui me paraissent importantes, allez essentielles.
J'ai envie de leur laisser ouvert le champ des possibles tout en bien sûr leur souhaitant le meilleur, ce qui pour eux leur paraitra être le mieux.
Pourtant tout ce qui peut constituer une faille aujourd'hui dans l'individu est plutôt mal perçu et nous renvoie aussi à nos propres peurs. J'ai dans la tête l'exemple de la chasse aux très bien que ma mère faisait avec moi lorsque j'étais au CP et qui du coup avait influencé directement mon comportement avec l'empereur lorsqu'il a commencé à avoir des notes. Depuis j'ai lâché du leste, peut être trop je ne sais pas mais je suis maintenant dans une optique ou on fait du mieux qu'on peut, on aura toujours l'occasion de se rattraper. Comme dans la vie des grands non ?
Je pense que pour une part,notre propre enfance, les exigences de nos parents envers nous mêmes, les espoirs qu'ils avainet peut être mis en nous déteignent forcément sur notre façon de faire plus tard avec nos propres enfants, même si on s'est juré mordicus que non,nous,jamais !
Et puis il y a le regard des autres. Evidemment avec Jajaja je suis blindée de ce côté là et le rien à foutre de rien on verra bien est souvent mon leitmotiv, mais c'est difficile vous ne trouvez pas d'avouer parfois à d'autres parents, des copines, ou même des inconnus que son enfant, lui, ne sait pas faire ci ou ça.
On met des si, des mais, de peut être, des plus tard, on est gêné, on ne devrait pas, et j'ai quand même essuyé quelques plâtres avant de me sentir tout à fait libérée de tout ça.
J'ai encore eu l'occasion de tester la chose il y a deux semaines quand la maitresse du Mistouflon m' a proposé une aide, un soutien, je ne sais pas comment on appelle ça aujourd'hui, mais je sais que c'est proposé dans de nombreuses écoles pour palier à ses difficultés en écriture. Je dois dire que je n'ai pas hésité une seconde a dire oui, même si seulement deux ou trois élèves sont concernés dans sa classe.
Est ce que j'aurai du dire non par fierté personnelle, est ce que j'aurai du croire que la maitresse faisait du zèle, est ce que j'ai pensé que lui allait se sentir plus mal que les autres à cause de ça, pas une minute. Pourtant ça ne parait pas si facile de dire aux autres mamans a la sortie de l'école que si nous on vient plus tôt à l'école c'est parce que mon fils bénéficie de l'aide personnalisée, d'autant que quand on a un passif, les gens y pensent, sans le vouloir, sans méchanceté, mais en se disant quand même parfois que bon sang on cumule.
Est ce que j'aurai préféré qu'il n'ait aucune difficulté et que tout coule de source, bien sûr, mais pour autant ce n'est pas grave si il en a une, ou plusieurs. Et je ne trouve pas ça honteux, ni pour lui, ni pour nous.
Je crois même que c'est une grande force d'accepter que ses enfants ne soient pas parfaits, ne sachent pas tout faire, prennent même un autre chemin que le nôtre en grandissant. Pour une petite difficulté,combien de grandes réussites ? Des dizaines...
Je me suis fixée pour objectif de les porter le plus loin possible,au plus près de ce qu'eux auront comme désirs, en s'affranchissant si ils le souhaitent de ceux qui auraient pu être les miens.
On en reparle dans 15 ans ?
/image%2F1236360%2F20210128%2Fob_1cc971_screenshot-2021-01-28-zaza-m.png)

Commenter cet article