Depuis quelques années j'arrive à me débarrasser du superflu. Et au départ j'avoue que ce n'était pas si simple de trier, jeter, j'avais tendance à beaucoup garder, disons le même à tout conserver. Et puis les années passant, ma philosophie de vie changeant et le nombre de mes enfants grandissant, j'ai commencé à réussir à ne garder je crois seulement l'essentiel même si j'ai encore quelques progrès à faire.
Ces efforts à fournir encore et encore c'est quand je fais du tri que je les perçois et que je suis impressionnée de ce que je peux mettre de côté comme pas plus tard qu'hier après midi un fil à découper le foie gras.
Après il y a aussi les choses dont je n'arrive pas à me séparer à cause du côté sentimental qu'ils ont à mes yeux et très certainement d'autres petits trucs que je garde sûrement au cas ou, au cas ou quoi je ne sais pas mais je pense que ça me rassure.
Au final je reste persuadée qu' on possède toujours bien plus de choses que ce qu'on peut penser, dont on a pas toujours besoin, même si on a tous notre essentiel pour vivre.
Voilà pourquoi je chine, je garde les vêtements sur plusieurs générations ou les achète d'occasion, je récupère, petit à petit je progresse vers ce qui me parait la meilleure façon de consommer sans essayer de convaincre quiconque de faire pareil.
Avec le projet "All i own", la photographe suédois Sannah Kvist, a voulu poser un regard sur cette notion de possession et sur la société de consommation.
Elle a eu l'idée de ce projet quand elle a déménagé pour la troisième fois en six mois et était fatigué de traîner ses affaires d'un endroit à l'autre. Elle a ainsi donné une grande partie de ses biens, en les réduisant au strict minimum. Ca me fait penser à Zozo qui lorsqu'il est venu s'installer dans le Sud avec moi a quasiment tout laissé derrière lui.
Dans cette série de photos, on retrouve des étudiants suédois, tous nés dans les années 80, une décennie ou le monde a été bouleversé, et donc représentative d'une génération particulière,la première à avoir grandi dans des conditions sociales pires que leurs parents.
Dans chacune de ses photos part la photographe met en scène chaque modèle dans sa propre chambre avec tout ce qu'il possède entassé à côté de lui, sous forme d'une création sculpturale
Le résultat est souvent bluffant et résume bien ce que beaucoup d'entre nous pensent souvent, on possède, poussée par la société de consommation, les réseaux sociaux, la publicité des tas de choses dont nous n'avons pas toujours besoin ou même carrément l'utilité.
Regarder les biens de chacun nous apprend également beaucoup sur ceux qui les possèdent en découvrant en quelque sorte une facette de leur vie et de leur personnalité
Et vous vous en êtes ou dans votre manière de consommer ?
Voici quelques photos du projet...









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