Voilà quelques matins que je laisse partir l'empereur à l'école avec le coeur moins léger, le sien comme le mien. A la base déjà, il n'y va pas la fleur au fusil cette année, parce qu'il trouve la maitresse sévère. C'est vrai que c'est la plus redoutée de toute l'école et qu'on pourrait presque retrouver à chaque veille de rentrée, des parents en train de faire des incantations autour d'un feu pour ne pas que leurs enfants tombent dans sa classe, mais avec Zozo, nous, on la trouve un peu dure certes, mais juste et très compétente. Mais ça n'est pas ça qui m'inquiète.
Ce qui me perturbe, c'est que mon fils est revenu déjà deux fois de l'école en me disant que certains de ses camarades, lui avaient dit qu'il était moche et bête.
Oui bien sur on a presque tous connu ça, des petits mots, des moqueries, on s'en est tous remis mais ça n'est pas si anodin finalement puisque je me souviens encore des "bouboule" et "castor" qu'on m'a asséné en primaire dans la cour de récréation. 30 ans apres ils sont toujours dans ma memoire0
Un peu avant les vacances, quand j'ai raconté sur Facebook une mésaventure de l'empereur a qui dans sa classe une petit fille avait refusé de lui donner une part de gâteau parce que je cite " elle ne l'aimait pas ", quelqu'un m'avait suggéré en commentaire que je n'avais moi même pas toujours du être tendre et que j'avais du me moquer, et mis des gens de côté sans vrai raison.. Je ne dis pas que je ne me suis jamais moqué de personne et que ça ne m'arrive pas encore, mais jamais il ne me serait venu à l'idée d'aller trouver quelqu'un et de lui balancer des méchanceté gratuites au visage ( un peu comme sur les blogs ou les réseaux sociaux en ce moment ou du venin se déverse sans qu'on ait rien demandé à personne)
Alors quand hier il m'en a reparlé entre les devoirs et le goûter, j'avoue que j'ai eu du mal à trouver les bons mots. Ou du moins je ne sais pas si c'était les bons. Je lui ai expliqué qu'il y aura toujours des gens comme ceux là, que tout le monde ne peut pas nous aimer et que nous non plus on ne peut pas aimer tout le monde et que le mieux à faire c'est de les ignorer. Qu'il n'a pas à changer pour eux, qu'il doit rester lui même, et tant pis si ça ne convient pas à certains. Lui sait très bien ce qu'il vaut, nous aussi, et tout ceux qui l'aime également.
A dire vrai ça n'a pas l'air de le toucher plus que ça, du moins pas plus de cinq minutes, mais comme il m'en a parlé hier soir et ce matin aussi, je vois bien que ça le travaille et qu'il n'en a pas rien à faire.
Et moi je n'arrive pas à prendre ça à la légère, genre ce sont des trucs de gamins, ça leur passera, et je crois que j'ai raison, pas dans la société actuelle, pas avec tout ce qui se passe dans les écoles et les cours de récré de nos jours.
Alors si ça continue, je compte bien agir, passer pour la mère casse bonbon, celle qui donne trop d'importances à des broutilles, qui devrait savoir que ça passe pourtant puisqu' elle a été élève, celle qui a des enfants qui ne rentrent pas dans le moule et qui s'étonne après, mais je m'en moque.
Si mon fils va à l'école, c'est pour apprendre, c'est pour grandir, c'est pour un tas de bonnes raisons, mais surement pas pour en revenir triste ou malheureux.
Je ne veux pas qu'il baisse la tête ou courbe l'échine. Je veux qu'il soit fier de lui et de ce qu'il est, et je ne veux surtout pas qu'il change. J'ai envie qu'il reste lui même, avec ses qualités et ses défauts.
En attendant midi, je respire bien fort et je me dis que tout va aller bien mais je n'y pense pas moins
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