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Egarer la tristesse

Publié par Madamezazaofmars sur 25 Octobre 2019, 12:37pm

Catégories : #Les lectures des petits et des grands

Si vous avez l'habitude de passer par ici, vous vous souvenez certainement que je vous ai parlé à plusieurs reprises des livres de Marion McGuiness, et que ce soit des traductions ou des ouvrages écrit par elle même, gros coup de coeur en particulier pour les règles positives et les règles écologiques de la famille

Et si je reviens vous parler d'elle aujourd'hui c'est parce qu'il y a quelques mois, elle a sorti son premier roman, un rêve qui se concrétise.

Son titre, Egarer la tristesse, est plutôt prometteur et je dois dire que je n'ai pas été déçu une seconde en le lisant. Pourtant en lisant la quatrième de couverture et en découvrant que le deuil était au centre de l'histoire, j'étais assez mal à l'aise étant moi même terrorisée par la mort mais c'est au contraire un roman plein d'espoir et de lumière.

" À 31 ans, Élise vit recluse dans son chagrin. Quelle idée saugrenue a eu son mari de mourir sans prévenir alors qu’elle était enceinte de leur premier enfant ?
Depuis ce jour, son fils est la seule chose qui la tient en vie, ou presque. Dans le quartier parisien où tout lui rappelle la présence de l’homme de sa vie, elle cultive sa solitude au gré de routines farouchement entretenues : les visites au cimetière le mardi, les promenades au square avec son petit garçon, les siestes partagées l’après-midi…
Pourtant, quand sa vieille voisine Manou lui tend les clés de sa maison sur la côte atlantique, Élise consent à y délocaliser sa tristesse. À Pornic, son appétit de solitude va vite se trouver contrarié : un colocataire inattendu s’invite à la villa, avec lequel la jeune femme est contrainte de cohabiter "

Ne me demandez pas pourquoi mais j'ai beaucoup pensé aux chroniques de San Francisco en lisant ce livre, les personnages, l'état d'esprit, notamment Manou qui me rappelle Anna Madrigal, sa bienveillance et ses idées farfelues.

Elise, malgré le deuil qui semble totalement l'anéantir est un personnage fort, fier, courageux, qui donne tout pour son enfant.

Clément c'est, je ne sais pas si je peux trop en dire, mais je le qualifierai de cerise sur le gâteau.

Et je n'oublie pas la Bretagne et l'Ocean, sans qui le roman serait tout aussi bon mais n'aurait pas la même saveur.

J'ai aimé découvrir la plume de Marion autrement. Acerbe et douce à la fois, fragile et puissante, enragé et calme, un peu comme le personnage d'Elise. Un personnage très attachant dont j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre

C'est évidemment ou pas d'ailleurs, le personnage auquel je me suis le plus attachée, parce que forcément, mêmes sans le vouloir, on s'identifie un peu, on se questionne, on se met à sa place. J'ai aimé suivre son évolution ,sa reconstruction, sa résilience, et sa capacité à se donner en quelque sorte une nouvelle chance pour une nouvelle vie sans toutefois en éluder le passé, est ce vraiment possible de toute façon ?

J'ai aussi adoré Pornic, l'océan, sa couleur, ses ruelles, l'odeur du sel et la force du vent presque perceptible, celle qui insuffle aussi à sa manière un nouveau souffle dans la vie d'Elise, tout comme Clément mais je n'en dirai pas plus.

J'ai pris du temps pour le lire parce que je n'avais pas envie de le refermer trop vite à un moment ou dans ma vie, le thème de la mort était un peu trop présent autour de moi et j'ai bien fait car comme dans le livre de Marion, c'est la vie qui finit par l'emporter.

Un roman qui fait du bien à l'âme et au coeur, à offrir, à s'offrir, et à glisser au pied du sapin, oui vous verrez ça va arriver vite

 

Merci à Marion et à Eyrolles pour ce joli moment

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Commenter cet article

B
merci pour ton avis, tes impressions
je ne connais pas les chroniques de SF donc ne peux comparer
bon weekend
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J
Je l'ai lu également et j'ai beaucoup aimé. je ne suis pas entrée dans l'histoire tout de suite mais comme tu le dis si bien, on s'attache à Elise, à sa souffrance mais aussi sa force.
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