}
Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Comment je vis le fait de ne pas avoir de fille

Publié par Madamezazaofmars sur 9 Novembre 2018, 10:07am

Catégories : #Zozo et les minots

J'avoue que je ne me suis jamais posée la question, j'ai eu mes enfants, je n'ai eu que des garçons, mais je n'aurai eu que des filles que ça aurait été la même chose, enfin c'est ce dont je suis intimement persuadée aujourd'hui.

Pourquoi je pense à ça aujourd'hui ? parce que j'ai reçu le message d'une lectrice hier qui m'a posé cette question, " Comment vivez vous le fait de ne pas avoir de fille ? " et je me suis dit que je ne pouvais pas répondre avec quelques mots, qu'un article me permettrait de développer ma pensée et ma réponse.

Comment je vis le fait de ne pas avoir de fille ? Bien je crois parce que je n'y ai jamais pensé. Je ne me suis jamais dit mon dieu je n'ai pas de fille ma maternité est fichue sauf à quelques rares occasions ou quand même on te fait sentir qu'être mère seulement de garçons c'est un peu comme si ça faisait de toi une maman pas tout à fait entière alors que non vraiment merci je le vis bien.

Et je pars du postulat que si c'est le regard des autres qui a réussi à quelques reprises à me gêner et à me sentir moins bien que la copine d'à côté qui elle avait réussi à faire la fille après 3 garçons, non parce que c'est une réussite pour certaines personnes vous savez, c'est que moi ça ne me gênait pas personnellement, c'est les réflexions des autres qui me gênaient.

Ce qui fait que peut être je le vis bien, c'est d'abord le fait de n'avoir jamais eu aucune préférence pendant mes grossesses, fille, garçon, j'ai pris tous mes bébés comme ils étaient et je n'ai jamais voulu avoir un bébé d'un sexe plutôt qu'un autre. Tout part de là je crois, il n'y a pas de déception et j'imagine même si je ne le comprends pas toujours, je suis honnête, qu'on soit déçu d'avoir une fille plutôt qu'un garçon ou l'inverse, mais majoritairement c'est plutôt le petit gars à la place de la petite fille qui est très mal vécu.

C'est aussi peut être ensuite que j'estime donné une éducation unisexe, drôle de terme je sais, mais je ne définis pas mes enfants par rapport à leur sexe mais par rapport à qui ils sont, je ne sais pas si c'est très clair, mais en fait ce que je me dis c'est que j'ai des êtres humains face à moi et je ne me préoccupe pas de savoir si ils sont de sexe féminin ou masculin. Certains détails me le rappelle c'est certain...

Enfin, je pense que je pourrais partager autant de choses avec eux bien que ce soit de futurs hommes que si ils étaient des filles. C'est vrai qu'il n'y aura pas eu de barrette dans les cheveux, de tresse, de tutus, de jupes qui tournent, de chaussures ou de fringues qu'on se pique et qu'il n'y aura pas de partage de la grossesse ou de choix de la robe de mariée par exemple mais ça ne me gêne pas parce qu'encore une fois , même avant d'avoir des enfants, je n'ai jamais rien imaginé de tout ça.

Et puis surtout, parce que j'ai dit enfin dans le paragraphe précédent mais j'ai oublié un détail et de taille, c'est qu'une fille, j'en ai quand même une par procuration et même si je ne le l'ai pas fait naître, je l'ai fait grandir.

Elle fait partie de ma vie depuis qu'elle a 4 ans, et même si elle n'a pas passé tout son temps auprès de moi, j'ai souvent été là dans les moments essentiels de sa vie, et depuis presque 5 ans qu'elle vit totalement avec nous, je pense l'accompagner comme si elle était ma fille, à quelques détails près car je n'ai jamais eu l'intention de prendre la place de sa mère.

Les premières règles, les premiers émois, les devoirs, les complexes, les pantalons qu'on échange, le maquillage qu'on partage, une certaine vision du monde et de la position de la femme dans celui ci, des devoirs, des notes, des doutes, des joies, la contraception, les confidences, tout ça je l'ai avec elle et même si je pense que je n'ai jamais cherché tout ça, je l'ai, alors peut être qu'effectivement ça aide.

Et puis je ne dirai pas que les petites filles ne me font pas craquer parfois quand j'en aperçois certaines dans la classe du Mistouflon ou sur certains comptes instagram, parfois ça chatouille mes hormones ces petites bouilles là, mais je crois que c'est juste l'envie d'enfant qui est encore là et pas forcément d'avoir une fille.

Et puis je n'ai que 42 ans, rien n'est terminé, ah ah ah ( Zozo si tu lis ça c'est du 36 ème degré bien sur)

Anne j'espere que tu trouveras un début de réponse dans cet article et je suis là si tu veux en parler un peu plus encore.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

F
Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu avoir une fille et pas de garçons. La vie a fait que j'ai été entourée de femmes formidables : belles, courageuses, aimantes, solidaires, fiables... Et d'hommes lâches, paresseux, égoïstes, violents... <br /> Ainsi, en observant autour de moi, il y a bien plus d'êtres de sexe féminin qui m'aurait donné envie d'être leur mère que de sexe masculin. <br /> <br /> En observant toujours, je voyais bien qu'à l'adolescence, les filles accompagnent toujours mes amies lors des sorties, elles participent aux conversations. Et les garçons qui grandissent, on ne les voit plus. <br /> <br /> Moi comme mon mari, on d'excellentes relations avec nos mamans. Mais ce n'est pas pareil. Je pars en week-end avec ma mère, on peut dormir dans la même chambre d'hôtel ou partager une douche sans gêne. On aime les mêmes choses et loisirs. Mon mari ne fait rien de tout ça avec la sienne. <br /> <br /> La grand-mère de mon mari qui n'a eu que des fils reçoit des visites en maison de retraite. Mais ses fils ne lui demandent que si elle a bien mangé ou si elle a eu son journal. Jamais si elle se sent bien, à quoi elle pense, si elle a une envie particulière... c'est bien triste pour elle et comparé à d'autres qui ont aussi des filles, il manque quand même quelque chose. <br /> <br /> Le jour où je suis tombée enceinte du 1er bébé, c'était évident que j'allais avoir une fille. Comme me grand-mère a eu ma mère et ma mère m'a eu moi. Et puis, je connais et j'aime l'univers des filles, j'apprendrais volontiers à ma fille les jeux dont j'ai tant aimé jouer. Et plus tard, je lui apprendrais à se mettre en valeur, se faire belle et faire tourner en bourrique ces ploucs de garçons qui vont lui tourner autour.... <br /> Tout s'est effondré quand on m'a annoncé que c'est un garçon. Mon monde revé de toujours s'est brisé. J'allais devoir affronter les choses qui m'ont toujours effrayée voir repoussée. Nombre de fois où j'ai vu passer des mamans avec des garçons en poussette en pensant dans ma tête "la pauvre. Pas de bol pour elle". Et maintenant c'était moi dans ce cas... <br /> J'ai très mal vécu ma grossesse et j'ai fait une depression longue de 2 années... <br /> <br /> 7 ans après, j'ai trouvé le courage de retenter car ma fille me manquait toujours énormément. J'ai fait un régime alimentaire pour changer le ph de mon corps et ainsi avantager les spermatozoïdes x. 7 mois de privations horribles, plus de vie sociale, le suivi de mes ovulations pour en éloigner les rapports et donner encore une petit avantage aux x.... En vain, un 2ème garçon s'est installé... <br /> <br /> Nous n'avons jamais envisagé d'avoir plus que 2 enfants. Mais ce n'était pas envisageable non plus d'abandonner mon rêve ainsi. Nous avons rassrmblé nos économies, j'ai aussi travaillé en supplément le week-end pour mettre de l'argent de coté et nous sommes partis dans une clinique de fertilité à l'etranger pour y réaliser une fiv. On nous a précisé le sexe des embryons obtenus et nous avons transféré celui qui était une petite fille. J'ai malheureusement fait une fausse couche. Nous avons recommencé et au bout de 2 ans d'efforts je suis tombée enceinte de ma fille. Je ne peux pas être plus heureuse que ce que je suis maintenant. Le plus grand rêve de ma vie est en train de se réaliser, malgré toutes les épreuves.
Répondre
E
Très intéressant...j'avais fait un article là dessus pendant ma grossesse. Autant j'avais l'intuition d'attendre une fille, autant je m'en fichais complètement. Je voulais un enfant, point barre. Mais les gens veulent nécessairement que tu ai une préférence, guettent les signes. Là on songe au deuxième et...je m'en fiche encore royalement. Mais on me dit déjà "évidemment une fille ce serait bien". Alors parfois je me prends même à répondre "oui", parce que oui peut-être que j'aimerais bien avoir ce fameux "choix du roi". Mais moi je veux mon enfant. En bonne santé, le reste on s'en tape. Deux garçons, quel bonheur ce serait pour moi. <br /> Pourtant c'est une petite fille que j'ai élevé (fille de mon ex) de ses 9 mois à 2 ans et demi qui m'a donné l'envie de devenir maman. Mais elle c'était elle. La vie m'a donné le plaisir de la connaître à cette époque mais je ne la recherche pas dans mes enfants biologiques. La seule chose que je sais, c'est que les gens parleront toujours. Si le deuxième est un garçon, on va me demander si je ne suis pas déçue. Et surtout on va me demander si on tente de troisième pour avoir une fille, j'en suis sûre à 100%. Ben non, c'est prévu déjà, on aura pas de troisième, mais quelque soit le sexe du second ce sera juste LUI.
Répondre
M
Ton témoignage est intéressant parce qu'il distingue l'enfant fantasmé de l'enfant réel. Pour mon premier, j'étais sure d'avoir une fille. Je suis entourée par des femmes et je suis très féminine. J'ai mis plusieurs jours à digérer l'annonce du petit garçon. Pour le deuxième, ça avait moins d'importance mais l'échographe nous a laissé entendre que ce serait une fille avant de découvrir un deuxième garçon. Maintenant je m'en moque et je me projette dans une troisième grossesse pour laquelle je souhaite garder la surprise. Parce que, comme tu le dis justement, ce sont des personnes et leur appartenance à un genre ou à un autre est accessoire. Avoir de chaque me comblerait, comme n'avoir que des garçons.
Répondre
V
Hello<br /> Nos 3 filles faisaient de moi une maman de fille. S'annonce un 4ème bébé, un peu inattendu. Je pensais que ça serait une fille. Comme d'hab, beaucoup de commentaires à ce sujet autour de moi. Pas des plus fins d'ailleurs mais bon. Je n'ai aucun doute : ce sera une fille, née à terme ou après terme, comme les autres quoi. Et bien non !! Double surprise : le bébé arrive 10 jours avant la date prévue et d'une, et c'est un garçon. Me voilà bien désemparée : quel prénom lui donner? est-ce que je saurai faire ? Aujourd'hui il a 1 an, et je suis très heureuse qu'il soit arrivé dans nos vies. Je sens une différence, difficile à expliquer, sans doute le fait de ne pas pouvoir se projeter aussi facilement qu'avec les filles. Je ne sais pas trop. Et moi qui affirmait à mes copines mamans de garçons qu'elles avaient une grande responsabilité car c'est l'éducation des garçons qui permettra de changer le monde.... me voilà à mon tour concernée !! <br /> Merci pour votre blog et bon lundi !
Répondre
S
Je partage votre point de vue. <br /> 7 enfants - dont 4 avec lesquels je partage quelques gènes -, avec une mixité (+/-50-50) dans chacun des deux ensembles. <br /> Chacun d'entre eux est magnifique, et jamais je n'aurais l'idée de le considérer d'ABORD comme un garçon ou comme une fille. D'ailleurs, les gars ont eu des nœuds dans les cheveux et porté du maquillage tout le temps où ils en ont eu envie, et les filles savent bien qu'il n'est pas de truc dits "de garçons" qu'elles ne pourraient faire si cela les tente.<br /> Donc il se trouve que même pour qui a eu filles ET garçons, la question sonne un peu étrangement. Est-ce qu'on demande aussi aux gens s'ils regrettent de ne pas avoir eu des enfants aux cheveux bouclés, roux, asiatiques, blancs ou noirs ?
Répondre
A
Bonjour . Pour ma part jai 3 garcons j'ai souhaité à chaque fois un nouvel enfant quelque soit son sexe donc je nai pas 3 enfants dans le but d'avoir une fille. Apres ce serait mentir de dire que je n'aurais pas été super contente d avoir une fille. Je pense que d'avoir des enfants des 2 sexes est très sympa.
Répondre
M
Je (nous) rêvais d'avoir 2 garçons... raté dès le premier coup : une fille ! premiers mots de l'Hom : elle est belle, elle n'a pas mes oreilles (lol) (à l'époque les échos n'étaient que balbutiement) ça reste gravé et jamais, jamais nous n'avons nous n'avons eu de regrets. On a pris ce bonheur comme il venait ! Bon dimanche avec ta jolie famille
Répondre
S
J'ai toujours beaucoup de tendresse pour les mamans comme moi de fratrie ou que de garçons ou que de filles, parce qu'on se prend toujours des réflexions sur l'enfant du sexe opposé que nous n'avons pas eu, mais nous, nous savons ce que c'est que d'avoir un trio de filles ou un trio de garçons! Pour info j'ai 3 filles! Bises et bonne journée!
Répondre
Q
Je suis tout à fait d'accord avec le fait que globalement, le fait de ne pas avoir de fille manque davantage à mes copines qui n'ont que des garçons que l'inverse. Personnellement, j'ai eu trois filles, et j'aurais bien signé pour une quatrième, mais il se trouve que c'est un petit mec qui est venu agrandir la fratrie (pour notre plus grande joie bien évidemment). Et les remarques que j'ai eu tournaient toutes autour du thème "vous avez enfin réussi à le faire ce petit garçon !". A quoi je répondais que je ne voulais que des filles, devant des mines généralement ébahies. Comme si avoir des fratries "unisexe" marquait un défaut de fabrication...
Répondre
C
Je crois que l’idée est répandue que les’ couples qui ont de nombreux enfants, tous du même sexe, cherchent à tout prix à réussir ce challenge suprême avoir enfin un bébé de sexe différent. C’est quelque chose que je ai souvent entendu ! On imagine ce couple qui recommence sans cesse pour « « réussir »enfin ! J’ai deux filles et on m’a à souvent demandé pourquoi j’en ne me lançais pas dans une’ troisieme grossesse pour avoir Le garçon. Je crois qu’on trouve le bonheur dans toutes les configurations et si les relations mère-fille sont’ souvent présentées sous un angle de complicité c’est en réalité la richesse’ de la relation’ parent-enfant qui nous’ comble, peut importe le genre’ des deux protagonistes ! De la même façon, je n’ai que des’ soeurs, et je ne regrette pas de n’avoir pas de frère car mes’ relations avec mes sœurs sont toutes différentes et pas forcément’ fondees sur notre féminité .
Répondre
B
Ce me rappelle une copine qui avait pleuré sur le thème "je ne verrai jamais mes petits-enfants" quand on lui a annoncé un dernier garçon. Enceinte de cet enfant, elle se projetait dans son rôle de grand-mère, qu'elle imaginait moins beau du fait d'être la maman du papa et pas de la maman.... compliqué, hein?! ce qu'on fait porter comme espoir à de tous petits êtres.<br /> Et pour compléter, dans la même logique, j'ai refusé de connaître le sexe de notre 2ème enfant, car je ne voulais pas "attendre un autre garçon" alors que je savais que je serais hyper heureuse d'être la maman de ce 2ème garçon. Je sentais que pendant 6 mois on allait me faire des réflexions, que j'allais être un peu déçue, etc... alors qu'à la découverte, quelque soit son genre, je serais en amour absolu de cet enfant. Pour l'anecdote, il se trouve que c'était une fille et que j'ai eu du mal à me faire à l'idée au départ, tellement je m'étais obligée à imaginer que ce serait bien un 2ème garçon. ;-)
Répondre
C
Je pense que c'est une question très personnelle que celle de vouloir tel ou tel sexe pour son enfant. C'est pour certaines femmes faire le deuil d'une image rêvée et que l'on s'était construite dans notre imaginaire. Parfois, ça peut être vécu violemment. Et pour d'autres, ça n'a pas grande importance.. J'ai été ravie de lire ton témoignage à ce sujet !
Répondre
B
Voilà ! Comme toi, je ne me suis jamais posé la question, et je vis bien au milieu de mes 4 garçons ;-)<br /> Depuis 2 ans, l'Amoureuse de Grand Mec N°2 est venue féminiser un peu la famille, et c'est vrai que c'est cool de discuter ou de faire les magasins ensemble, mais ça ne m'a pas manqué de ne pas élever de fille.<br /> Bises !
Répondre
B
Répondre