Près du rideau de mémé, le fauteuil de pépé...

Près du rideau de mémé, le fauteuil de pépé...

Au début de l'année j'ai complètement rangé la maison. Trier, jeter, bouger les choses, je n'ai gardé que l'essentiel et me suis désespérée une fois de plus de tout le superflu qu'on avait pu accumuler depuis notre dernier grand ménage de printemps 4 ans auparavant.

La phrase que j'ai entendu hier " on n'a plus vraiment de besoins mais plutôt des envies" aurait pris tout son sens devant les choses inutiles que j'ai vue qu'on possédait.

Je sais déjà qu'avec les vide grenier quelques nouveaux objets vont faire leur apparition mais je vais lutter, comme je lutte pour ne plus rien récupérer, je suis forte. Enfin je l'étais jusqu'à Mardi en tout cas et un petit tour dans la maison de mon grand père qui va être vendu et que mon papa débarrasse.

C'est de là bas que vient mon buffet Mado et c'est dans le couloir qui mène à la remise que je l'ai vu appuyé contre le mur. Une belle couleur rouge, de grosses fleurs, je ne pouvais pas laisser ce fauteuil pliable finir à la déchetterie.

Alors je l'ai ramené à la maison, je l'ai laissé dans le jardin, je l'ai regardé de loin, et j'ai su qu'il était à sa place. Encore plus quand Zozo, toujours là ou on ne l'attend pas, l'a trouvé extra.

Je sais que nous ne sommes pas en été mais je n'ai pas pu attendre pour le déplier et lui redonner vie, juste 10 minutes.

J'y revois assis mon grand père au bord du jeu de boules du village en train de regarder les parties de pétanque mais surtout de discuter et d'être au courant de tous les cancans du village.

Je repense à mon autre grand père assis lui aussi dans un fauteuil pliant à grosses fleur, fumer des gauloises caporal ou la pipe tout en lisant son journal et avec toujours un oeil posé sur moi.

Je me revois pique niquer sous les pins, et j'ai leur odeur mélangée à celle des oeufs dur et de l'air marin qui me revient en tête.

Ces grosses fleurs jaunes,orange et ce rouge pétant qui faisait fuir les pies l'été dans le jardin, et nous entre quête de petit orvet au pied du cerisier et jeu autour du tuyau d'arrosage qui se finissait les jambes sales mais le coeur léger.

Et quand il faisait plus froid dans la maison, je revois la grosse marmite dans laquelle je trempais un bon morceau de pain pour voir si la sauce était bonne, une fois, deux fois, trois fois...

Je l'ai installé près de ma porte d'entre. Quelle meilleure place pour le fauteuil de pépé que d'être près du rideau de mémé.

Cet été, elle aura encore plus sa place. Les enfants se chamailleront surement dans mon dos pour être le premier à s'assoir dessus pendant que j'ai le dos tourné. J'y boirai surement mes cafés et j'y lirai des livres. Je regarderai de loin, enfin pas tant que ça, tout mon petit monde dehors en train de courir, sauter, jouer, vivre quoi et je crois que j'y serai bien

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Je ne suis pas une poule 23/02/2016 21:15

Une vrai madeleine de Proust. J'ai vécu la même chose avec la théière algérienne de mon Papanous. Que de souvenirs...

Odile 19/02/2016 11:50

Que de bons souvenirs.

Odile

madamezazaofmars 21/02/2016 21:44

Oui tres bons

Barbara 19/02/2016 09:25


un vecteur de souvenirs
bonne journée à vous 5

madamezazaofmars 21/02/2016 21:45

Merci

maman est occupée 19/02/2016 09:16

Difficile de jeter un monument d'histoire familiale comme celui-ci, effectivement ! Et puis il a côté vintage bien sympathique en plus, ce fauteuil...

madamezazaofmars 21/02/2016 21:45

Oui j'adore

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